Ma rencontre avec le Vivant
En février 2026, tout s’est effondré. Plus de sens. Plus de repères. Plus d’énergie. Ce que je souhaite aborder ici, ce n’est pas ce qui est arrivé, mais la manière dont je l’ai traversé.
Créer à partir de la source.
Donner, recevoir, laisser circuler —
comme l'eau vivante qui régénère sur son passage.
Réflexions en profondeur sur le monde actuel — sous l'angle du vivant. Ce qui circule, ce qui stagne, ce qui est prêt à se transformer.
Gouvernance vivante · Lecture systémique · Transmission
Ici, j’écris ce que quarante ans entre la finance et le vivant m’ont appris — et je propose des lectures systémiques individuelles pour nommer ce qui se répète sans qu’on l’ait choisi, et le remettre en mouvement.

On se construit tous une carte mentale de la réalité. C’est elle qui nous oriente — ou qui nous égare, quand elle date de trop loin et qu’on oublie de la mettre à jour.
Nous sommes en grande partie une somme d’habitudes et de conditionnements accumulés au fil du temps — dont beaucoup fonctionnent en pilote automatique, sans qu’on les remette jamais en question.
La mienne était devenue obsolète. La vie m’a obligée à me recentrer sur l’essentiel — et à la redessiner depuis ce qui m’anime vraiment.
Voici ma nouvelle carte du territoire.
Le Grandala bleu en est le symbole : pas une destination, mais une direction qui fait circuler la vie plutôt que de la bloquer. Chacun a son archétype, son symbole inspirant — parfois même inconsciemment. Le mien est celui-là. → Pourquoi le Grandala ?
Une boussole. Pas un plan. Une direction porteuse d’un sens nouveau, d’une énergie nouvelle et d’enthousiasme — et une clarté sur ce que je ne souhaite plus alimenter dans ma vie.
Donner, recevoir, laisser circuler. Sans extraire, sans dominer, sans se trahir — ni renoncer à son essence par peur d’être vraiment vue.
Certains éléments résonneront peut-être pour toi aussi. Elle circule librement — en mentionnant simplement son autrice.
Un point de départ, pas une méthode. Je prolonge ces explorations dans Flourish & Corinne sur Substack.
Quarante ans à traverser des systèmes — de l'intérieur. La finance internationale, l'entrepreneuriat pionnier dans le vivant, puis la gouvernance. Chaque étape a affiné la même capacité : lire les patterns, nommer les angles morts, distinguer ce qui accumule de ce qui circule.
« La vraie force n'est pas de tout faire seule.
Elle est dans le lien sincère et l'entraide réciproque. »
Ce ne sont pas des articles de conseil. Ce sont des réflexions ancrées dans l'expérience — sur ce que nos systèmes nous font, et sur ce que le vivant nous montre.
En février 2026, tout s’est effondré. Plus de sens. Plus de repères. Plus d’énergie. Ce que je souhaite aborder ici, ce n’est pas ce qui est arrivé, mais la manière dont je l’ai traversé.
En lisant un article sur la corruption dans les grands groupes, je suis tombée par hasard sur un nom : Philippe Jaffré. PDG d’Elf Aquitaine, décédé d’un cancer à 62 ans. Ce n’est pas sa carrière qui m’a arrêtée. C’est l’âge.
Je me suis vue glisser sur un terrain qui épuisait mon énergie — sans l’avoir choisi, sans m’en rendre compte tout de suite. Le jour où je l’ai vu, quelque chose s’est libéré. Non pas la situation. Ma façon de l’habiter.
J'avais déjà réussi, au sens où le monde compte la réussite. Dix-sept ans en finance internationale, dont Citigroup. Puis dix-sept ans à bâtir Sequoia. Sur le papier, tout y était. Et pourtant.
J'ai longtemps voulu une preuve concrète de certaines choses du passé que je ressentais sans pouvoir mettre des mots. Ça m'a menée à une quête de vérité externe, depuis 2024.
Pendant longtemps, j'ai cru que mes souffrances étaient uniquement les miennes. Puis j'ai regardé mon histoire familiale de plus près. Des drames. Des pertes. Des secrets. Des morts. Des loyautés invisibles, transmises sans qu'on les nomme, comme des fantômes.
Il y a des symboles qu’on ne choisit pas. Ils nous choisissent. En 2024, j’ai été appelée vers un immeuble. Incompréhensible sur le moment. C’était une œuvre de mon arrière-grand-père paternel — une famille, une lignée dont j’ignorais presque tout.
On me contacte souvent comme ça. Un message bien écrit. Une flatterie sur mon parcours. La nostalgie de moments partagés — même quand il n'y a plus eu aucun lien depuis des lustres. Puis la vraie demande arrive. Une info. Un contact. Un diagnostic. Sans proposition de réciprocité. Sans engagement réel.
Chaque chariot a une roue carrée qui freine notre élan spontané. Cette roue n'est pas la même pour chacun. C'est précisément pourquoi nous sommes des miroirs les uns des autres — et pourquoi l'entraide a une valeur que l'autonomie seule n'atteint jamais.
On nous a élevés dans l'idée que la réussite, c'est l'autonomie. Se débrouiller. Ne dépendre de personne. Sauf que ce n'est pas ce que la nature montre. Le « chacun pour soi » n'est pas une loi de la nature — c'est une histoire qu'on nous a racontée.
Certains de mes épuisements n'étaient pas les miens. Ils venaient de plus loin. Ce que j'ai appris en remontant le fil — sur la dépossession, les pactes invisibles, et ce que ça coûte de les honorer sans les avoir choisis.
Elle s'est glissée dans tous mes modes de fonctionnement. Il m'a fallu longtemps pour la voir. Le modèle super-woman, pour ma génération, c'était une conquête. Mais ce que personne ne disait, c'est que ce modèle repose sur une illusion : que tout porter seule est une force.
Alice Walton aurait pu rester dans le retail. Elle a choisi de fonder une école de médecine préventive et intégrative. Ce qui me frappe, ce n'est pas le montant investi. C'est le geste. Le vrai capital n'est pas celui qu'on accumule — c'est celui qu'on transmet sous une forme qui régénère.
Ces réflexions circulent librement.
Cet espace partage, en initiant à petite échelle et concrètement, ce que l’art et la nature peuvent nous apprendre sur ce que c’est d’être vivant, aujourd’hui.
Un livre, un film, un débat — lu ou vu de son côté, puis partagé ensemble.
Tu es à un tournant — cession, transmission, héritage, transition — et tu sens que ce qui bloque n’est pas dans le contrat, ni dans le chiffre sur le compte. C’est plus ancien que toi. Une mémoire qui n’est pas seulement la tienne.
C’est là que j’interviens.
Je lis à la fois les systèmes humains et les systèmes financiers. Quarante ans entre la banque, l’entreprise, le vivant, la santé holistique, les chevaux et d’autres cultures m’ont appris à voir là où l’argent, les lignées et les blessures s’entremêlent — sur les quatre axes : corps, cœur, mental et esprit. Souvent à notre insu.
Une lecture systémique, c’est nommer ce qui se répète pour le remettre en mouvement.
Dis-moi en quelques mots ce qui t'amène et ce que tu traverses en ce moment.